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juin 6, 2017

Marcel Vervloesem

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Marcel Vervloesem, activiste belge né à Lierre le 7 octobre 1952, fondateur de l’association sans but lucratif Werkgroep Morkhoven, qui a exposé les réseaux pédocriminels Ganumedes, Temse/Madeira et Zandvoort, ainsi que la structure de l’exploitation sexuelle d’enfants en Europe. Il est le premier prisonnier politique belge connu, qui est l’objet d’un jugement lui interdisant tout contact avec la presse et les organismes des droits de l’homme actifs dans la lutte contre la pornographie d’enfants.

Biographie

Marcel Vervloesem organise de nombreuses actions de sensibilisation sur les plus graves problématiques. Il devient le porte-parole des personnes discriminées par leur position sociale ou leur état de santé, en référence à son propre vécu.

Marcel Vervloesem est l’aîné d’une fratrie de 10 enfants, dont 7 ont été placés dans des institutions séparées. Dès leur 13e anniversaire, à l’échéance de l’obligation scolaire, les pupilles de l’Etat étaient placées dans divers commerces et entreprises. Marcel Vervloesem est employé à travailler de 6 heures du matin à 11 heures du soir par un pépiniériste. Les maltraitances dont il est l’objet engendrent une amnésie totale des connaissances acquises à l’école. Le service militaire le libère. Il réapprend à lire et écrire dans les cours du soir à l’armée.

L’officier de l’état Civil apprend à Marcel Vervloesem que sa mère est en vie, et qu’il doit lui demander l’autorisation de se marier, car il n’a pas acquis la majorité légale de 21 ans. Sa mère lui refuse l’autorisation de se marier. Il rencontre ses frères et sœurs, dont trois ont été internés, suite aux maltraitances subies lors de leur placement en tant qu’enfants esclaves. Il perd les trois membres de sa famille qui lui sont les plus chers sur une période de 18 mois. L’un de ses frères se suicide. Un deuxième meurt dans un incendie. Sa femme est tuée par des émanations de monoxyde de carbone dans la salle de bain de leur logement social. Il est veuf a 27 ans et élève seul sa fille Wendy.

Activisme

En 1979, Marcel Vervloesem demande au tribunal de Turnhout de libérer ses frère et sœurs psychiatrisés. Les juges refusent de l’entendre. Il revient avec un bidon d’essence et leur donne le choix entre l’écouter ou le voir flamber par immolation. Les juges le condamnent à l’internement psychiatrique. Marcel Vervloesem fait une grève de la faim. Des parlementaires viennent le voir. Ses frères, sœurs et lui-même sont libérés. Il est condamné à un suivi psychiatrique qu’il ne respecte pas. Les juges l’en punissent par trois nouveaux internements.

En 1988, alerté par un villageois, Marcel Vervloesem expose le sort d’enfants qui sortent des cellules d’isolement d’un hôpital psychiatrique à Anvers avec bras et jambes cassées et d’une petite fille de cinq ans morte isolée. Soutenu par les parlementaires qu’il avait rencontrés à l’occasion de sa grève de la faim, il obtient la mise en place d’une réglementation pour l’utilisation des cellules d’isolement dans les institutions psychiatriques belges.

Il expose le sort des prisonniers flamands qui ne parlaient pas français, internés dans un institut de Tournai où ils étaient soignés par un personnel qui ne parlait pas flamand. Il obtient ainsi que les prisonniers belges puissent être soignés dans leur propre pays, dans une institution où le personnel parle leur langue maternelle.

Il expose l’interdiction aux personnes handicapées de rentrer dans des cinémas d’Anvers pour des raisons de sécurité. Il plaide que le droit fondamental accorde l’égalité à tous et obtient une réglementation obligeant à ce que les mesures de sécurité soient adaptées aux chaises roulantes dans tous les lieux publics.

Découverte des réseaux pédocriminels

Il expose les réseaux pédocriminels Ganumedes, Temse/Madeira et Zandvoort, qui opéraient sous la protection octroyée aux informateurs de la police. Une victime le mène, en 1998, au fichier du réseau Zandvoort, qui a fait apparaître l’exploitation sexuelle d’enfants : 88 539 photos de viols, meurtres et torture d’enfants, y compris de bébés.

Le président du Conseil de l’Europe, alors Wolfgang Schuessel, a officiellement remercié Marcel Vervloesem dans une lettre ouverte, où il soulignait « sa conduite courageuse et exemplaire » qui avait permis de porter la lumière sur « l’odieux trafic » d’exploitation sexuelle d’enfants.

Les découvertes de Marcel Vervloesem exposent la politique et la pratique de 11 gouvernements, dans le domaine de l’impunité octroyée aux repentis. Il est alors objet d’une cabale de calomnies, soutenue par l’ensemble de la classe politique et les médias, qui ne peuvent expliquer les motifs de leur silence. Marcel Vervloesem est alors soutenu par les Comités Blancs, qui font une pétition en sa faveur. Parmi ces calomnies, celles qui prétendent qu’il aurait été condamné pour viol de mineur en 1979, en 1982, en 1985 et en 1986.

Marcel Vervloesem doit répondre d’un lot de 9 plaintes pour viols portées en 1998. Le procès est reporté en 2004, par une ordonnance de détecteur de mensonge. Il est à nouveau reporté en 2005, quand l’un des plaignants témoigne que les neuf plaintes n’étaient que calomnies payées, en partie par la presse. Il est accusé de trois nouveaux viols en mai 2005. Il est incarcéré en dépit de la rétraction d’une des plaintes dès le lendemain, celle d’un jeune qui dit que ses amis et lui ont menti sous la menace. Le ministre de la Justice Laurette Onkelinx refuse de l’hospitaliser, alors qu’il fait la grève de la faim et de ses médications, ce qui est considéré comme une tentative de meurtre, eu égard à son diabète insulinodépendant et son état cardiaque.

Il est poursuivi pour avoir possédé le fichier de pédopornographie Zandvoort le temps qu’il le remette aux autorités belges et néerlandaises, en qualité de porte-parole de l’ONG Morkhoven. Il est poursuivi pour le matériel qu’il a remis au Procureur, en dépit de son assurance qu’aucune poursuite ne serait engagée.

Il est poursuivi en 2005 pour une campagne de sensibilisation de la Princesse Jacqueline de Croÿ sur l’importance d’enquêtes approfondies sur des meurtres et tortures d’enfants figurant au fichier, suite à une plainte de Jean-Denis Lejeune, père d’une des victimes de Dutroux. Le procureur Vander Flaesch déclare à la presse son intention de poursuivre Marcel Vervloesem pour atteinte à l’honneur, du fait que le rédacteur, Jan Boeykens, lui reproche d’avoir fermé les yeux le dossier Zandvoort. Le procureur requalifie les poursuites en “diffusion de pédopornographie”.

Il est poursuivi pour deux accusations d’escroqueries, de deux femmes belges en instance de divorce, qui lui reprochent de ne pas avoir trouvé d’élément de preuve étayant que leurs époux étaient membres actifs du réseau pédocriminel Zandvoort. Il l’est également pour une troisième accusation d’escroquerie d’une Néerlandaise qui lui reproche d’avoir réfuté la présence de son fils dans le fichier Zandvoort.

Il est poursuivi pour la publication par un site Internet hollandais, sous la responsabilité d’un activiste néerlandais, des portraits d’enfants victimes figurant au fichier Zandvoort, initié par le parquet de Turnhout pour entrave à la vie privée, sur base d’une plainte de Mr Bloch, un Français qui avait reconnu sa fille assassinée 17 ans auparavant.

Le procès

Le tribunal de Turnhout le poursuit fin 2003 afin de jeter le discrédit sur ses découvertes, en prévision de l’arrivée de la presse internationale pour le procès Dutroux au début de 2004.

En 2006, le tribunal de Turnhout juge Marcel Vervloesem, après avoir éliminé 42 pièces de son dossier. Il est innocenté de 9 viols dont l’un des plaignants a avoué qu’elles avaient été payées et d’un dixième viol, dont le plaignant a retiré ses accusations. Il est en revanche déclaré coupable :

  • Du viol de deux adolescents, dont l’ami avait retiré sa plainte, en assurant qu’ils avaient tous trois menti sous la menace. Le tribunal retient comme pièce à conviction des tuteurs de plantes de jardin en bambou qu’il est accusé d’avoir utilisé pour battre les garçons.
  • D’avoir possédé les CD-ROM de Zandvoort, en dépit du non-lieu retenu par le Procureur Bourlet qui ne pouvait, selon la loi belge, être contesté par ce tribunal et en dépit de la loi européenne réclamant aux Pays Membre de l’UE, de favoriser la remise d’un tel matériel pour les besoins des enquêtes.
  • De diffusion de pédopornographie, lors de la campagne de sensibilisation, dont ses confrères reconnaissent l’exclusivité de la responsabilité.
  • Des deux escroqueries au préjudice des femmes en instance de divorce, pour ne pas avoir trouvé de preuves étayant la nécessité de priver leurs époux d’autorité parentale.
  • De l’escroquerie, pour ne pas avoir reconnu un enfant sur le fichier Zandvoort, en dépit des conclusions de l’enquête de la police hollandaise, selon laquelle la photo désignée avait été publiée dans un magazine américain avant la naissance de cet enfant.
  • D’entrave à la vie privée, pour la publication sur un site néerlandais, légal aux Pays-Bas et sous la responsabilité d’un Néerlandais, donc en dépit des lois internationales sur la territorialité.

Le tribunal le condamne à 5 ans de prison avec interdiction de contact avec les médias, dont 2 ans avec sursis, sans toutefois ordonner son incarcération. Le journaliste José Dessart s’insurge, mais sa réaction ne passe pas dans la presse.

En 2008, la Cour d’Appel d’Anvers, dont le président est le juge Van Craen que Marcel Vervloesem avait exposé dans les années 90 lors d’actions de rue pour avoir permis l’adoption d’un adolescent par un pédophile, ultérieurement condamné pour avoir cédé à la tentation. Le dossier est toujours incomplet. Neuf médecins, y compris l’expert judiciaire, s’opposent à son incarcération, au motif que son état de santé assimilerait une telle sentence à de la torture. Il a subi une prostatectomie suite à un cancer. Un cardiologue a établi son incapacité physique à exécuter les faits allégués en raison d’une faiblesse cardiaque qui ne lui eut pas permis de survivre à un quelconque stimulant sexuel.

Le juge Van Craen reconnaît la crédibilité du témoignage selon lequel le premier lot de 9 plaintes pour viol avait été payé. Il le déclare toutefois coupable d’un de ces viols et de celui dont le plaignant avait rétracté sa plainte, que le tribunal de Turnhout avait rejeté. Il le juge coupable des accusations d’escroquerie et de diffusion de pédopornographie mais l’innocente de l’entrave à la vie privée et de la possession de pédopornographie.

La Cour d’Appel d’Anvers alourdit la condamnation à 4 ans de prison ferme, sans ordonner son incarcération. Les médias l’accablent et lui refusent tout droit de réponse.

Le dossier arrive au greffe de la Cour de Cassation alourdi du dossier « Good Engels », dont les tribunaux de première instance et d’appel l’ont privé d’accès durant la totalité de la procédure. Le constat d’huissier relevant le nombre de pièces absentes au dossier a été entretemps été volé. La légalité du jugement est contestée pour :

  1. La partialité présumée du procureur en première instance, qui menace de poursuivre le justiciable pour diffamation
  2. La partialité présumée de l’expert judiciaire, exposé par le justiciable lors d’actions de rue 20 ans auparavant
  3. La partialité présumée de juge de la Cour d’Appel, exposé par le justiciable lors d’actions de rue 20 ans auparavant
  4. L’incomplétude du dossier, par le vol des pièces de la défense
  5. L’incomplétude du dossier, par le défaut d’accès aux pièces
  6. L’incarcération illégale de 2005
  7. L’irrespect des prescriptions de l’expert judiciaire
  8. L’absence de huit des examens au détecteur de mensonge réclamés par le premier juge aux plaignants
  9. Le déni des certificats médicaux par le deuxième juge , qu’il n’a pas qualification à juger
  10. Le défaut de motivation rejetant la majorité des plaidoiries de la défense
  11. La condamnation pour des faits reconnus par d’autres, comme relevant exclusivement de leur responsabilité
  12. L’élimination de la procédure des personnes qui ont reconnu leur culpabilité
  13. La violation du droit de la défense par refus de devoirs d’enquête
  14. Le dépassement du délai raisonnable de plusieurs années
  15. La violation de la présomption d’innocence par l’intermédiaire de la presse.

La plus haute Cour de justice belge a rejeté la cassation, sans motivation.

Marcel Vervloesem a décidé d’une grève de la faim et de la soif en prison, qu’il ferait en dernière action pour réclamer l’application du droit constitutionnel pour les victimes et les témoins des réseaux pédocriminels, et abréger ses souffrances.

La Cour Européenne des Droits de l’Homme (CDEH) a été sollicitée en août 2008 d’anéantir le jugement belge, au motif de la violation des dispositions fondamentales du droit international.

La CEDH a été sollicitée d’anéantir en urgence l’incarcération à laquelle Marcel Vervloesem n’était pas supposé survivre plus de trois jours au motif de sa grève de la faim et de la soif.

La CEDH a été sollicitée d’anéantir la condamnation initiale.

Pas une des personnes déclarées victimes n’a accepté de participer à la procédure prévue de les dédommager.

L’incarcération

Le ministère de la justice a décidé de l’incarcération avant toute possibilité d’atteindre la Cour Européenne des Droits de l’Homme, trois ans après la condamnation initiale. Marcel Vervloesem a frappé à la porte de la prison de Turnhout le 5 septembre 2008, pour y commencer sa grève de la faim et de la soif, prévue de le tuer en trois jours.

Le ministre de la Justice Jo Vandeurzen a soumis Marcel Vervloesem à une interdiction d’hospitalisation, de réhydratation et de dialyse, tant qu’il n’était pas diagnostiqué à trois jours de son décès. Son successeur, Stefaan De Clerck, lui a proposé une pilule pour provoquer une crise cardiaque mortelle.

 A l’heure actuelle, Marcel Vervloesem a survécu sans que la médecine n’ait trouvé d’explication scientifique, ni que la Cour Européenne des Droits de l’Homme n’ait accepté de se pencher sur ne fut-ce que la procédure d’urgence. Il est qualifié de « miracle vivant ».

La neutralité de cette biographie est mise en cause dans Discussion:Marcel Vervloesem/Neutralité, qui reprend des calomnies selon lesquelles Marcel Vervloesem aurait été condamné pour viol de mineur en 1979, 1982, 1985 et 1986. C’est faux.

SOURCE WIKIPEDIA

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